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Moins de scientifiques = moins de médecins

On a déjà dit ici tout le mal que l'on pensait de la réforme Blanquer. Mais ses conséquences néfastes ne se font pas sentir uniquement dans la baisse subite du taux de filles dans les terminales scientifiques. La filière SVT en pâtit également, et à terme, la formation d'un nombre suffisant de médecins et de pharmaciens.

Rappelons qu'avec la réforme Blanquer, les séries générales — économie et social (ES), littéraire (L), scientifique (S) — ont été supprimées, remplacées par un système articulant disciplines communes obligatoires et disciplines d'enseignement de spécialité. Certains enseignements qui faisaient jusque-là partie du « tronc commun », comme les mathématiques, deviennent une spécialité optionnelle. Du coup, les filles, à qui on n'arrête pas de répéter depuis le CP qu'elles ne sont pas faites pour les sciences, peuvent se dispenser des cours de maths.

Cette réforme a aussi des conséquences sur la spécialité SVT en 1ère, « moins demandée par rapport à l’ancienne filière S », selon l’Association des Professeurs de Biologie et Géologie, alors même que cette filière S « constituaient le principal vivier des étudiants des filières médecine et pharmacie », selon l'académie de médecine.

Des conséquences qui ne manqueront pas d’accroître la pénurie de médecins qui aujourd'hui ne touche que les territoires périphériques, mais qui est appelée à se généraliser.

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