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Quand t'es dans le désert...

Mettre la science au cœur des politiques publiques en montrant ce qui marche et ce qui ne marche pas : c'est la mission que s'est attribuée Stanislas Dehaene, président du Conseil scientifique de l’Éducation nationale, invité de France Inter.

A première vue, ça semble aller de soi : les politiques publiques font l'objet d'expérimentations sur lesquelles des chercheurs se penchent pour préconiser, arguments scientifiques à l'appui, la généralisation de celles qui ont fait leurs preuves et l'abandon des autres. Ce n'est pourtant pas si évident.

Prenez les exemples du redoublement ou des classes de niveaux, avec lesquels le gouvernement entend redresser les résultats de nos écoliers dans les classements PISA : ça ne marche pas, répète Stanislas Dehaene, la science est claire, aussi bien le redoublement que les groupes de niveaux, qui accentuent des inégalités sociales déjà plus particulièrement marquées dans le système scolaire français.

Certes, le storytelling gouvernemental entretient toujours le doute entre groupes de niveaux et groupes de soutien, mais personne n'est vraiment dupe concernant une réforme « faite en dépit de l’avis de la recherche et des professionnels », selon des avis compétents.

Que le gouvernement puisse imposer le redoublement et les classes de niveaux contre l'avis du président du Conseil scientifique de l’Éducation nationale interroge sur les rapports entre la science et le politique et sur les objectifs réellement poursuivis par ces réformes.

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