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La pente est raide (et on est loin de la remonter)

Le ministère de l'éducation nationale a publié les chiffres des choix d’enseignements de spécialité des élèves de première et de terminale générales à la rentrée 2023. L'occasion de montrer les écarts entre les données mises en avant et la réalité.


Ainsi, pour le ministère, les choses vont plutôt bien. Les chiffres, « globalement très proches de ceux observés à la rentrée précédente », montrent que les mathématiques sont l'enseignement de spécialité le plus choisi, puisque « 59 % des élèves de terminale générale suivent un enseignement de mathématiques (+ 3 points par rapport à 2022) » : « Plus d’élèves, garçons et surtout filles, choisissent la spécialité « mathématiques » en terminale », se réjouie le ministère, d'autant plus que la spécialité mathématiques est moins abandonnée en cours de route.

Pour de multiples raisons qu'il serait fastidieux de citer ici (taper sur la presse est une facilité que je me refuse), la presse – et surtout la presse quotidienne – n'a guère de le temps d'analyser plus avant les rapports gouvernementaux. C'est ainsi que Les Echos reprend tel quel les 59% des élèves de terminale générale qui suivent un enseignement de mathématiques, une donnée qui relativise les alertes sur une prétendue baisse du nombre de bacheliers scientifiques, notamment chez les filles, puisque aujourd'hui, « Les mathématiques sont devenues « le deuxième enseignement de spécialité le plus choisi par les filles », indique le document du ministère ».

La réalité est un peu différente. Ainsi, en compilant les données des rapports précédents, on constate que la baisse des élèves de terminales qui font des mathématiques est encore d'un tiers par rapport à 2019, avant la réforme Blanquer, une baisse brutale que l'on peut voir sur le graphique qui illustre le présent article.




Tout ça pour dire que le combat continue, quoi qu'en disent les Echos ou les tutelles, d'autant plus que le bruit court chez certains commentateurs bien informés que la remise en cause de la réforme Blanquer ne serait pas une priorité du ministère...

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